Préconisations de bonnes pratiques pour l’enseignement supérieur en Économie-Gestion

Préconisations de bonnes pratiques pour l’enseignement supérieur en Économie-Gestion

 

           Ces objectifs consensuels ont émergé des discussions menées par les différentes parties prenantes au sein du CNEG (Conseil National Économie Gestion). En lien avec les missions que s’est fixé le CNEG lors de sa création. Il s’agit de renforcer l’attractivité des diplômes dispensés dans les domaines de l’économie et de la gestion, tant du point de vue des étudiants que de celui des acteurs pouvant offrir des débouchés professionnels. Il s’agit tout à la fois de faire évoluer les diplômes pour rendre plus efficace l’insertion professionnelle des diplômés, de faciliter l’acquisition de savoirs et méthodes pluralistes et de valoriser les initiatives concourant à promouvoir la filière.

Le CNEG insiste sur l’impérieuse nécessité de mieux prendre en compte l’enseignement dans l’évolution des carrières des enseignants-chercheurs. Aujourd’hui et concrètement, les activités pédagogiques et d’encadrement des diplômes sont insuffisamment valorisées dans le passage du corps des maîtres de conférences vers celui des professeurs des universités. Les bonnes pratiques que nous préconisons ci-après ne peuvent être pleinement mises en place que si ces activités pédagogiques sont véritablement prises en compte dans l’évaluation et le suivi des carrières.

  • –  Les informations concernant le contenu des enseignements doivent être mieux diffusées. Les syllabus et bibliographies doivent systématiquement être mis en ligne pour être portés à  la connaissance des étudiants comme des recruteurs. Dans cet objectif, il est important que les compétences acquises au sein des formations soient clairement identifiées et diffusées de la même manière que les syllabus et bibliographies. Il est important de veiller à la cohérence des enseignements sur l’ensemble du cursus.
  • –  Les formations doivent assurer une meilleure continuité entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur. En particulier la formalisation mathématique doit intervenir progressivement. Cette formalisation ne doit ni provoquer un obstacle de nature à décourager les étudiants ni aboutir à des enseignements trop abstraits.
  • –  Le contenu des enseignements doit être initié ou développé par des problématiques contemporaines et concrètes associée à  la compréhension des processus historiques à l’œuvre dans leur émergence (par l’histoire des faits et de la pensée). L’approche par problématique permet à la fois de susciter l’intérêt des étudiants et de contribuer à s’initier à la démarche scientifique. L’acquisition de savoirs rigoureux et pluralistes est ainsi facilitée.
  • –  Les pratiques pédagogiques permettant de mobiliser des compétences transversales (économie, gestion, techniques quantitatives comme qualitatives, mais aussi recours aux sciences sociales connexes) doivent être encouragées. Il s’agit de promouvoir les cours par objet, les enseignements en lien avec les enjeux économiques contemporains, ou les enseignements conceptuels en lien avec l’actualité économique et sociale. Au- delà, toute pratique pédagogique qui favorise l’efficacité de l’apprentissage des étudiants doit être encouragée. Une démarche par objet, par projet, ou d’investigation permet d’acquérir des compétences utiles dans la formation universitaire mais aussi dans l’insertion professionnelle.
  • –  Notamment afin d’encourager l’apprentissage des langues étrangères par une immersion totale, la possibilité de prendre une année de césure au cours de la licence comme du master doit être garantie. Au-delà, la mobilité internationale doit être encouragée.
  • –  La généralisation d’unités d’enseignement libres (UE libres) dans les maquettes doit être encouragée. Ces UE pourraient être validées par des engagements des étudiants dans des associations étudiantes (Junior Entreprises, soutien scolaire par exemple, car elles mobilisent des compétences en lien avec les cursus suivis) mais aussi par le suivi de cours offerts dans d’autres cursus, la pratique d’un sport ou encore l’apprentissage d’une langue étrangère non proposée dans le cursus
  • –  Les créations de réseau de type « Alumni » doivent être encouragées. Il s’agit de favoriser les rencontres entre anciens étudiants et étudiants actuels. Ces réseaux d’anciens favorisent l’insertion professionnelle

    Ces dispositions ont été adoptées à l’unanimité par les membres du CNEG lors de la séance du jeudi 20 avril 2017.

Consécration du Conseil National Economie Gestion

Le 9 mars, s’est tenu la réunion fondatrice du Conseil National Economie Gestion (CNEG). Cette rencontre a été l’occasion de réunir différents acteurs du monde académique et professionnel. En effet, durant une matinée, l’ARES, le MEDEF, l’Association des Professeurs de SES (APSES), la Confédération Nationale des Junior d’Entreprise (CNJE), la Conférence des Doyens des Facultés de Sciences Economiques et Gestion (CDD-FSEG), la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes, PEPS économie et Pépite France ont pu débattre et se concerter pour mettre sur pied les grands objectifs que devait se donner le CNEG.

  • Valoriser toute initiative concourant à promouvoir la filière

La filière Economie-Gestion souffre d’un constat, son manque d’attractivité. Les effectifs baissent d’année en année au profit notamment des écoles de commerce. Or, les enseignements dispensés dans cette formation sont de qualité. Cependant, il apparaît nécessaire de diversifier les approches pour former les étudiants. Le CNEG aura donc vocation à valoriser les initiatives qui pourront offrir une plus-value. C’est d’ailleurs pourquoi Pépite France et la CNJE sont des structures au cœur des réflexions et travaux qui seront menés au sein du conseil.

  • Identifier les leviers permettant une meilleure compréhension entre le monde académique et professionnel

Le constat est simple : il y a un cruel manque de dialogue entre le monde académique et professionnel. Le CNEG vise à les rassembler et à les faire travailler de concert sur les problématiques qui fondent cette absence d’échanges. Plus que d’instaurer le dialogue, il est ici question de proposer des solutions à une meilleure reconnaissance des compétences que peuvent développer les étudiants durant leur parcours. Pour cela, un axe serait celui de la vulgarisation des fiches RNCP.

  • Réfléchir aux évolutions du monde académique qui aiderait à une meilleure professionnalisation des diplômes

En ces temps de modernisation de l’université, il est apparu comme indispensable de poser l’état des lieux de ce que peuvent être nos formations en Economie Gestion aujourd’hui. L’idée étant de faire évoluer les pratiques ou à défaut de proposer des solutions permettant aux formations de s’adapter aux réalités, et, in fine les rendant davantage professionnalisantes.

  • Imaginer les pistes amenant à une insertion professionnelle efficace des étudiants en économie gestion

Plus globalement, et cela se ressent en filigrane des discussions qui ont pu être menées, la finalité du CNEG est l’insertion professionnelle des jeunes en formations. Celle-ci se veut efficace. Nos parcours en Economie-Gestion sont pertinents et méritent que des synergies se créent dans l’intérêt de tous.

Au-delà de l’aspect technique, ce 9 mars a permis la rédaction d’un règlement intérieur facilitant l’action du conseil. Un cadre a pu être posé et nous avançons ensemble dans la même direction.

Il est certain que ce projet d’ampleur n’en est qu’à son balbutiement. C’est pourquoi, les différentes structures à l’initiative de ce conseil appellent l’ensemble des acteurs professionnels, académiques, ministériels concernés par les domaines de  l’économie et de la gestion, à les rejoindre.

La prochaine rencontre est prévue au début du mois de Juin. Celle-ci lancera les groupes de travail et sera officiellement voté le règlement intérieur.

Retrouvez le communiqué de presse ci dessous :

CDP Commun